Les Monstres du Ça



- Les Krell ont oublié une chose.
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- Les monstres, John. Les monstres du Ça.

Planète Interdite, 1956
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mercredi 6 mai 2015

Capitalisme - Conflit entre Usure et Travail III

La disparition de l’entéléchie, c’est-à-dire une substance douée d’une finalité, conduisit à l’avènement de la force comme l’élément central de l’univers des Whigs, univers que Newton créa avec la publication des Principia.
[…] Dans l’univers de Newton, les corps n’ont pas de telos car ils n’ont pas de substance autre qu’une extension descriptible mathématiquement. Par conséquent tout mouvement résulte de l’application d’une force externe, force attribuable en fin de compte à une volonté arbitraire.
Le changement que Newton apporta au concept de mouvement en faisant de la force le pilier de sa physique eu des conséquences profondes en politique et en économie. Une fois l’inertie devenue le principe fondamental de l’univers, la lutte deviendrait un motif central de toutes les expressions de l’idéologie anglaise basées sur la physique newtonienne. Selon la lecture faite par Adam Smith du travail de Newton, l’avarice – ou l’amour de soi – est un instinct analogue à l’inertie en ce sens que chaque corps dans l’espace recherche son bien propre sans préoccupation de tout autre corps. L’avarice, qui mènerait au chaos, est tenue en respect par la concurrence, et le résultat d’après Smith est le mouvement parfait, également connu sous l’appellation « main invisible » qui s’assure que les vices privés soient transformés de manière magique (ou alchimique) en bien public.
            La théorie de l’évolution de Charles Darwin est un autre exemple de l’idéologie anglaise dérivée de Newton, qui elle aussi prétend que la lutte – ou, comme Darwin dirait, la compétition pour des ressources limitées menant à la sélection naturelle – est le principe fondamental de l’univers. Comme Newton, Darwin « n’élabore pas d’hypothèse. » Il jette un œil à la nature et découvre que la « lutte » est sa loi fondamentale. p. 473à475

Le dénominateur commun des différentes projections de l’idéologie anglaise que partagent Newton, Smith, Malthus et Darwin, est le capitalisme, la version économique de la lutte, qui est le principe fondamental de l’univers. p. 479

Dans son ouvrage brillant, More Heat Than Light, le professeur Mirowski a montré de manière convaincante que l’économie est en réalité de la mauvaise physique, et que la science économique trouve son origine chez Newton, ou du moins son système qui a cessé de se développer autour de 1850 :
« Les mathématiques employées par les spécialistes de la science sociale et la physique mathématique qu’ils utilisaient dans leur modèle étaient celles de 1850… Leurs théories quantitatives sont traitées avec le même respect que celui avec lequel les physiciens d’un âge révolu traitaient les concepts de la physique newtonienne. » p. 480

Même s’il le fait sans le vouloir, le professeur Beinhocker porte les travaux du professeur Mirowski à l’échelon supérieur en montrant que l’évolution, la survie du mieux adapté, et la sélection naturelle, sont des rationalisations du capitalisme anglais projetées sur le monde naturel dans le but d’exonérer les responsables de la culpabilité qu’ils ressentent du fait qu’ils imposent le système d’usure sanctionnée par l’état à tous les individus. p. 483


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lundi 4 mai 2015

Capitalisme - Conflit entre Usure et Travail II

La théorie suivait la pratique ; la pratique ne suivait pas la théorie, comme Tawney l’a indiqué dans Religion and the Rise of Capitalism. Le capitalisme n’était pas la conséquence de la théologie protestante ; la théologie protestante est venue à être comme une justification du capitalisme et le pillage [des biens de l’Église] sur lequel il était fondé.
[…] Le pillage était le péché originel du capitalisme anglais et toute théorie le concernant a été inventée ex post pour le justifier. La théologie n’était rien d’autre qu’un prétexte pour distraire la population du pillage de son patrimoine spirituel et matériel. p. 374-375

…alors chacun se revêt du pouvoir, le pouvoir de la volonté, la volonté de la passion, et la passion, ce loup insatiable, ainsi secondée du pouvoir et de la volonté, doit nécessairement faire sa proie de toutes choses et finir par se dévorer elle-même.
Troïlus et Cressida Acte I sc. 3
La création de la « propriété privée » au sens moderne du terme, c’est-à-dire, quelque chose sur lequel le propriétaire a des droits absolus, était à la fois une conséquence du pillage et une réaction à l’insécurité qu’il a engendrée, de peur qu’un autre voleur arrive et dérobe les biens déjà volés une première fois. La propriété privée et le capitalisme trouvent tous les deux leur origine dans le pillage qui a été sanctifié sous l’appellation de réforme religieuse. p. 377

Comme l’écrit Cobbett, « les Anglais en général imaginent que les lois contre les pauvres et les indigents ont toujours existé en Angleterre. Ils devraient se rappeler que pendant 900 ans, sous la religion catholique, il n’y en a eu aucun. »
Le pillage des biens de l’Église en Angleterre a marqué le début du capitalisme moderne. Le capitalisme, comme l’ont montré les siècles qui ont suivis, n’a jamais dépassé ses origines fondées sur le pillage. Le pillage des actifs libyens par le Secrétaire d’État américain au printemps 2011 trouvait sa source en ligne directe dans le pillage des biens de l’Église en 1536, tous deux des expressions de la causalité formelle du capitalisme. p. 379

La véritable cause du passage de l’économie en tant que science morale à une économie en tant que science pseudo-physique était la culpabilité. D’immenses fortunes avaient été bâties sur le vol, et les détenteurs de ces richesses mal acquises ne voulaient pas qu’on leur rappelle comment elles avaient été accumulées ni qui avait souffert en conséquence. […] Le rejet par les protestants de l’assertion d’Aristote selon laquelle l’argent est stérile mena automatiquement au détrônement du travail humain comme la source de la valeur économique. p. 428

L’essence de la position romaine païenne est qu’il n’existe rien de tel qu’un prix ou un salaire juste. La justice repose sur l’application des contrats, ce qui est du ressort des parties qui le signent. Le prix est ce sur quoi deux parties sont d’accord. Le contrat signé volontairement est le pilier sur lequel tout chez Hobbes, et par extension tout dans le système capitaliste païen qu’il articulait, repose. […]
Pratiquement tous les défenseurs contemporains du capitalisme se font l’écho de la notion de Hobbes de consentement qui dispense toute transaction des exigences de justice. p. 435

Le principe selon lequel force fait loi, et que ce qui est est juste – principe qui trouva son expression plus tard avec l’idée darwinienne de survie du mieux adapté – était déjà bien enraciné dans la pensée anglaise. C’était la justification théorique du pillage qui avait généré le monde moderne de l’Angleterre capitaliste.

[…] L’échappatoire face à la responsabilité morale, plus connue sous le nom de mécanisme du marché, permettait « aux acteurs économiques de démentir toute responsabilité morale subjective, personnelle, dans leur propre utilisation de la puissance économique. » p. 441-442


samedi 2 mai 2015

Capitalisme - Conflit entre Usure et Travail I

L’économie est une science pratique, une branche de ce que Kant appelait la raison pratique, ce qui signifie que sa finalité est d’atteindre le bien, plutôt que la vérité, qui est la finalité de la raison pure. La raison pratique commence avec l’éthique, qui est la science s’occupant de comment l’individu atteint le bien. Elle culmine avec la politique, qui est la science s’occupant de comment l’état atteint le bien. La science s’occupant de comment le foyer (ou la cité-état, ou l’économie nationale) atteint le bien est l’économie, un terme dérivé du grec nomos, voulant dire « loi » et oikos, « foyer. » Le but ultime de l’économie est le bien de la nation entière. Chaque individu devrait bénéficier de l’économie à hauteur de sa participation, mais cette rémunération trouve sa limite inférieure avec des revenus permettant de vivre.
[…] Comme elle fait partie de la raison pratique, l’économie ne peut pas contredire l’éthique. Les actions immorales creusent leur propre tombe d’un point de vue économique, car en trompant un membre de l’économie nationale, l’exploiteur va peut-être s’enrichir mais aux dépens  de l’économie tout entière. L’économie ne peut être un instinct, un « intérêt propre, » ou une passion parce que si elle l’était ce ne serait pas un fruit de la raison. p. 63

L’usure est l’équivalent financier de l’avortement car elle empêche la croissance économique dans l’utérus de la société. […] Thomas d’Aquin pensait que « l’usure – telle la sodomie –  »était contraire à la nature car « il est en accord avec la nature que l’argent puisse s’accroître des biens naturels et pas de l’argent lui-même. » p. 95

[Se référant aux pratiques usuraires des nobles florentins sur lesquelles l’Église fermait les yeux.] Le monde a eu droit à la version du XVème siècle du gagnant-gagnant. L’Église gagna des bâtiments somptueux, Cosmo [de Médicis] gagna un bilan de santé spirituelle parfait, et le monde eut la Renaissance, une collection artistique et architecturale d’un génie inégalé. p. 114

« […] l’argent, dans la mesure où il représente le prix des biens, ne confère pas de gain, sauf au travers du travail de l’utilisateur. » Avec cette phrase seule, Saint Antonin de Florence regroupe les intuitions de Locke, Smith, et Marx, comme quoi le travail est la source de la richesse, et les intègre dans un cadre philosophique qui aurait pu servir de plateforme pour une véritable science économique, et pas une justification économique du capitalisme (ou anti-capitalisme) qui est ce que le monde a hérité des Anglais trois siècles plus tard. p. 146

Luther, du fait de son incapacité à gérer sa propre concupiscence, était constitutionnellement incapable d’une pensée élaborée dans les domaines de la morale. En fait, Luther croyait que l’homme, en tant qu’il était déchu, était incapable de mener une vie morale. Condamné par ses passions sauvages, le chrétien ne pouvait qu’invoquer sa foi pour masquer les péchés qu’il était voué à commettre. Il va sans dire qu’une telle attitude n’allait pas mener à un raisonnement moral élaboré dans la sphère économique. R. H. Tawney a capturé l’attitude luthérienne concernant la morale et l’économie lorsqu’il a écrit :
Les déclarations de Luther sur la morale sociale sont les explosions aléatoires d’un volcan capricieux, accompagnées de rares éclairs de lumière parmi le torrent de fumée et de flammes, et il est vain d’y chercher une doctrine fiable et cohérente…Il est tel un sauvage à qui est présentée une dynamo ou un moteur à vapeur. Il est trop effrayé et furieux pour ressentir seulement de la curiosité…Il ne peut que répéter qu’un démon s’y cache.
[…]
Confronté à une requête sur la question particulière de savoir si les autorités de Dantzig devaient abandonner l’usure, il se réfugie dans les nuages. « Le prêcheur ne prêchera que les évangiles, et laissera chaque homme suivre sa conscience…Des règles de comportements détaillées – une casuistique chrétienne – sont inutiles et contestables : le chrétien trouve un guide suffisant dans la Bible et dans sa conscience. »
[…]
Comme Luther ne croit pas à la contrainte morale, l’ordre social doit être imposé sur le corps politique à travers une violence sanctionnée par l’état :
Le monde a besoin d’un gouvernement temporal strict, dur, qui forcera et contraindra le malfaisant à ne pas voler et à rendre ce qu’ils auront emprunté, même si un chrétien ne devrait pas le demander, ni même espérer le récupérer…Que personne ne pense que le monde puisse être dirigé sans verser du sang ; l’épée du dirigeant doit être rouge et ensanglantée ; car le monde sera et doit être mauvais, et l’épée est le bâton de Dieu et sa vengeance sur lui.
Martin Luther
[…]
La Réforme n’a pas été suivie par une orgie de pillage des biens de l’Église ; la Réforme était une orgie de pillage des biens de l’Église. p. 302à304



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jeudi 23 avril 2015

Technologie et Angélisme : deux faces d'une même médaille

[Le Dr. Jones fait notamment référence dans son ouvrage à deux tendances frappantes du XIXème siècle : l’impact de la machine à vapeur en général et du chemin de fer en particulier sur la perception par l’homme de sa place dans le monde ; l’angélisme en littérature, soit l’attribution fréquente des caractéristiques de ces êtres aux humains, aux femmes en particulier.]

L’idéalisme, qui, j’espère montrer, était la manifestation philosophique de l’angélisme, était perçu comme une manière de réintroduire de la valeur humaine dans un univers totalement matériel fait de particules rigides fusant dans tous les sens dans et hors de l’homme (ou du moins son corps), obéissant à des lois physiques abstraites…L’univers passa d’être un « fait » à être un rêve, et par là-même, l’homme, de spectateur sans importance devint un dieu dépourvu de  pouvoir. p. 6

A l’intérieur du train, l’homme devient, comme ce que l’image du capitaine de navire est devenue pour Platon, un symbole de la relation de l’âme au corps. La technologie, en faisant du train un corps de substitution, dans le même temps, fait du passager une âme de substitution, une âme indépendante et par conséquent, de fait, un ange…[Hawthorne [Nathaniel, écrivain Américain, 1804-1864]] ne réalisa pas que les mécanistes et les angélistes avaient le même objectif, à savoir l’âme désincarnée, angélique, et les premiers disposaient d’un meilleur moyen d’y arriver… p. 8

R. B. Heilman écrit dans l’article « ‘The Birthmark’ d’Hawthorne : la science comme religion » :
«…la science elle-même est devenue une religion, capable de fournir une description complète de la réalité et donc de commander une absolue dévotion de la part de l’homme. » Aylmer [personnage de l’histoire], en tentant de supprimer le seul défaut de la beauté quasi-parfaite de son épouse, devient le « représentant  d’une époque qui a déifié la science et la voit comme une force amenant irrésistiblement l’utopie. » p. 28

Le dictum biblique « Tu l’as mis un peu en-dessous des anges, » [Hébreux 2 :7] doit être contourné par la technologie, et alors que le corps devient obsolète du fait que la nécessité du travail est désormais prise en charge par des machines, l’âme, se dégageant graduellement du corps « grossier et indigne, » s’élèvera et prendra sa place méritée parmi les anges. p. 30

Le problème central n’est pas, comme Copleston semble craindre, l’absorption de l’individu par l’infini, mais le contraire, c’est-à-dire l’absorption de l’infini par l’individu, et le chamboulement ontologique concomitant causé par cette vision anthropomorphique de la réalité. L’anthropomorphisme est la fin de la religion et surtout, en relation avec notre étude, celle des êtres spirituels (Dieu et les anges), parce qu’en transférant le modèle de la conscience humaine sur la réalité tout entière (la définition même de l’anthropomorphisme d’après Copleston), il transforme des êtres spirituels ontologiquement distincts en phénomènes psychiques. Les ordres angéliques, dans les limbes depuis Newton (et désorganisés depuis Calvin), furent finalement expulsés de l’univers au XIXème siècle en devenant les symboles des tendances humaines, créant par là un vide qui, étant donné les aspirations Pélasgiennes et Perfectibilitaristes de l’époque, doit être comblé par l’homme lui-même. p. 35-36

La science, en d’autres termes, doit faire de nous des anges. p. 39

La seule chose empêchant l’univers d’être une machine ou un rêve est donc l’action. L’action est « le point auquel la conscience se connecte à la réalité. » [Fichte] … L’idéalisme, ayant renoncé à toute foi en un être autre que le soi, résout le problème de l’action en transformant la volonté en quelque chose ressemblant au Dieu qu’elle remplace. La volonté devient le Primum Movens internalisé… p. 51

Si le soi choisit le contact avec le monde, le risque est qu’il soit réifié et absorbé par l’univers mécanique. Si, d’un autre côté, le soi refuse toute interaction avec le monde, il court le risque de devenir un fantôme non substantiel, flottant pour toujours au-dessus, incapable de créer une connexion avec lui ou les êtres substantiels qui l’habitent. p. 54

L’attirance d’Ellen pour Fanshawe [personnages de l’œuvre éponyme d’Hawthorne] atteint son point culminant lorsqu’elle est comparée à un ange offrant une sorte de salut, mais étant donné la logique de l’angélisme, consommer l’union serait détruire la raison de son existence en la transformant en une simple histoire de passion corporelle…afin de sauver son amour il doit y renoncer. p. 59

L’homme angélique est la tentative du XIXème siècle d’échapper au monde machine [devenu un concept prégnant à la fois du fait de la technologie mais aussi du fait des sciences]. p. 67

L’âme du Transcendantaliste est mise dans la position fâcheuse d’avoir à rejeter les sens afin de s’empêcher d’être totalement déterminée par la matière. Par conséquent, l’homme est coincé entre un agnosticisme qui garantit sa liberté mais le rend inefficace dans le monde, et un naturalisme qui lui permet d’agir mais seulement de manière déterminée. La seule solution de ce dilemme est l’illusion de l’individualisme anthropocentrique ou de l’angélisme…p. 101

L’image de l’ange était nécessaire à la culture qu’elle définissait  parce qu’elle facilitait la transition d’une culture théocratique à une culture séculaire/populaire. p. 105

Tout comme l’idéalisme naquit en réaction à la mécanique Newtonienne, le sentimentalisme, l’angélisme exotérique naquirent en réaction à l’industrialisme. p. 106

La perfection est surhumaine, et la technologie est notre moyen d’y parvenir. p. 132

Si l’âme est effectivement un ange emprisonné – ce qu’Hawthorne semble impliquer – alors atteindre la perfection est tout simple. Elle vient avec la mort. La mort libère l’âme, et la perfection est quelque chose que l’on n’atteint que lorsque l’âme est par elle-même. Mais le but des scientifiques Perfectibilitaristes est, comme le dit Aylmer, « de vous rendre digne du Paradis sans goûter à la mort, » et cette entreprise requière tous les pouvoirs que la science peut rassembler afin de libérer l’esprit du fardeau des choses…Mais si l’homme est autre chose qu’un ange habitant une machine, il faudra regarder ailleurs que vers la technologie pour le rendre parfait. Aylmer utilise l’angélique pour sauver le mécanique et finit par détruire l’humain… Aylmer, comme les utopistes qui l’ont suivi, semble si déterminé à créer le Paradis sur Terre qu’il ne laissera pas les humains se mettre en travers de son chemin. p. 133-134


Comme dans les contes de fées, le prince reste un crapaud jusqu’à ce qu’il reçoive un baiser. Le baiser peut ou pas être sexuel – cela est fonction de la définition que l’on en donne – mais il est très certainement physique, et, en gros, c’est l’acceptation de leur réalité physique qui sauve les hommes d’être des anges (et irréels). p. 163