Les Monstres du Ça



- Les Krell ont oublié une chose.
- Oui, quoi?
- Les monstres, John. Les monstres du Ça.

Planète Interdite, 1956
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jeudi 16 avril 2015

Les Monstres du Ça - Horreur et libération sexuelle

De la couverture:

Les histoires d'horreur, si populaires dans la littérature moderne et dans les films, trouvent leur origine dans la décadence sexuelle déchaînée par la Révolution Française. Dans sa captivante étude de l'horreur, du Frankenstein de Mary Shelley au Hollywood moderne, le Dr.  E. Michael Jones montre que l'ordre moral, lorsqu'on le supprime, vient reprendre ses droits sous la forme d'un monstre vengeur au milieu du chaos et de la douleur infligés par la révolution culturelle.

Alors que l'Âge de Raison cédait la place à la Terreur, non seulement à Paris mais dans la vie même de Mary Shelley, naquit le premier monstre de l'imagination moderne. Comme une majeur partie de la classe littéraire anglaise, la famille de Shelley - dont sa mère, Mary Wollstnecraft, et son mari, Percy - avait embrassé les valeurs des Lumières, faisant fi des vieilles restrictions dans le domaine de la sexualité. Le résultat de leur coûteuse dispersion fut Frankenstein, dans lequel le monstre de Shelley rejette le rationalisme qui l'a produit.

Le monstre suivant à faire son apparition alors que la déchéance morale s'étendait depuis la France révolutionnaire fut le vampire, la fascination rationaliste de Frankenstein pour l'électricité faisant place au mythe romantique du sang. Dr. Jones suit la progression de l'horreur depuis l'Angleterre victorienne et le Dracula de Bram Stoker jusqu'à l'Allemagne de Weimar et le film classique de Murnau Nosferatu. Poussant son récit jusqu'à la fin du 20ème siècle, il montre comment l'imagination occidentale à réagit aux forces explosives de la révolution sexuelle, avec une horreur sans précédent dans son intensité. Dans la série Alien ainsi que d'autres films d'horreur contemporains, la culture de l'avortement et de la pornographie a involontairement engendré une nouvelle et terrifiante race de monstre.

Contrairement à nombre de critiques, Dr. Jones rejette la révolution sexuelle, révélant ainsi ce que quelqu'un hors du système peut voir. L'horreur est le produit d'une conscience coupable qui n'admet pas ses propres fautes. Individuellement et tant que culture, nous ne pouvons échapper à l'éternelle dynamique de l'horreur qu'en reconnaissant les exigences d'un ordre moral objectif.

Préface - L'horreur en héritage
I.     Le monstre voyage de France en Angleterre
I.1. Pourquoi la Révolution Française a échoué
I.2. Passion et électricité
I.3. Frankenstein
II    Le monstre voyage d'Angleterre en Allemagne
II.1. Dracula et le péché
II.2. Le sang et Berlin
III  Le monstre voyage d'Allemagne aux Etats-Unis
III.1. La différence entre nous et eux
III.2. Les Body Snatchers
III.3. Hollywood et la mort
III.4. Alien et la contraception
Conclusion - Mal lire l'horreur

Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise.
Puis quand la convoitise a conçu, elle enfante le péché, et le péché étant consommé, produit la mort.
Jacques 1:14-15

Les Krell ont oublié une chose, les monstres du Ça.
Planète Interdite


Horreur et libération sexuelle 3 - Sexe et horreur

     "L'intuition fulgurante à la fois du Marquis de Sade et de l'Occident Chrétien est que l'homme moral est dans un état de paix; il n'est pas, en d'autres termes, en mouvement, et donc impossible à contrôler et diriger depuis l'extérieur. Mais - et c'est un point crucial - l'agitation du révolutionnaire, sa rébellion contre l'ordre moral, renferme les graines de son propre asservissement car l'état peut contrôler ses désires en contrôlant ses passions. Sade ne met pas longtemps à tirer cette conclusion: Lycurgue et Solon, convaincus que les conséquences de l'immodestie sont de maintenir le citoyen dans un état d'immoralité indispensable à la mécanique du gouvernement républicain, obligeaient de jeunes filles à s'exhiber nues au théâtre."
    En d'autres termes, la luxure est la force qui empêche les citoyens de la république de sombrer dans l'inertie de la tranquillité, le fruit de l'adhésion à l'ordre moral. [...] Le désire est à la fois un instrument de "libération" et de contrôle." p.52

"...les années 1940 étaient des années remplies d'horreur, mais l'horreur de la guerre n'est pas celle qui nourri le genre de l'horreur dans la culture. L'horreur s'épanouit quand la distinction entre le bien et le mal est perdue - en effet, la présence de l'horreur est le signe que cette distinction a été réprimée et oubliée." p. 184-185

"Le message des slashers est simple: tu baises, tu meurs." p.263

"Toutes les histoires de monstres, en commençant par Frankenstein, le premier du genre, sont en effet des manifestations contre la désacralisation de l'homme par les Lumières. La récompense pour avoir transformé l'homme en une machine a toujours été sexuelle, mais la terreur en est la conséquence immédiate. Si l'homme est simplement le sujet de mouvements localisés sans finalité transcendante, alors il peut faire ce qu'il veut de sont corps. Mais s'il peut se servir d'autres corps dans ce but, alors d'autres corps peuvent se servir de lui. Ainsi la transformation de l'homme en une machine - c'est-à-dire, la libération sexuelle - est rapidement suivie par la terreur. Tout à coup, la libération sexuelle est pleine f'horreur." p.263

"Ce que Woods [Robin Woods, auteur de livres sur le genre 'horreur', NdT] aimerait bien est un film différent, un film dans lequel la libération de la sexualité est suivie par une paix et un amour universels; en d'autres termes, Woods veut un film qui est conforme à la notion de libération sexuelle de la Gauche. Ce qu'il veut est un film qui montre la libération sexuelle comme la paradis sur Terre, pas comme la source de l'horreur." p.273


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